Ange du mois : Hanaël ; Démon : Moloch ; Arbre : ? ; Fleurs : camélia et mimosa ;  "Animal" : le lion ; "Oiseau" : l'hirondelle ; Pierre : la turquoise qui assure le bonheur inaltérable.

Wode (0dm) était informé de tout ce qui se passait dans le monde. Sur chacune de ses épaules était perché un grand corbeau, à l’oeil vif et à la langue déliée, qui parcourait le monde et revenait raconter tout ce qu’il avait vu ou entendu. Et Saint Nicolas est très souvent bien informé par son valet noir de ce qu’ont fait (ou n’ont pas fait) les enfants à qui il apporte les présents.  Dans de nombreuses régions d’Europe, Saint Nicolas (et parfois aussi le Père Noël) est accompagné d’un “serviteur” noir (ou maure) qui tantôt se cantonne dans un rôle d’adjoint et d’infor­mateur (portant la hotte, transportant les cadeaux, ou conduisant le traîneau, tout en conseillant (ou informant Nic)

tantôt, joue un rôle inverse consistant à punir les “mauvais ou méchants enfants”.  La présence de ce second personnage donne à penser, qu’à l’origine, le Père Noël jouait un véritable rôle de “justicier” récompensant les “bons” et châtiant les “méchants”. Par la suite, une sorte de dissociation fonctionnelle se serait produite, et les deux rôles auraient été confiés à des personnages différents.

Le nom le plus souvent attribué à “l’accompagnateur” de Saint Nicolas/Père Noël est Knecht Ruprecht dont certains attributs ont été repris par le “Père Fouettard”, que l’on trouve surtout en Allemagne, aux Pays-Bas ou en Belgique. En Alsace, il reçoit le nom de Hans Trapp ou Hans Muff, En Suisse Alémanique il porte le nom de Schmutzli et en Autriche Klaubauf. On le représente souvent tenant à la main une baguette dont il frappe ceux qu’il rencontre. Cette baguette, à l’origine symbole de fertilité ou de renouveau de la végétation donna naissance au thème des “verges destinées à punir”, à la suite d’un glisse­ment de sens. Ruprecht monte parfois un cheval, qui porte le nom de Slupinis (dont le rapprochement avec Sleipnir, cheval d’Odhinn-Wotan s’impose). Quant à son nom, il proviendrait d’un ancien qualificatif traditionnel du dieu Wotan, Wuotani ruoberath, (du vieil allemand hruot, “renommée”, et beraht “brillant”), nous apprend Alain de Benoist.

 
 

Alain de Maisonneuve + Olivier Dinant 2001-2002-2003-2004 © www.myrdhin.com