Ange du mois : Hanaël ; Démon : Moloch ; Arbre : ? ; Fleurs : camélia et mimosa ;  "Animal" : le lion ; "Oiseau" : l'hirondelle ; Pierre : la turquoise qui assure le bonheur inaltérable.

Revenant des Croisades, à la fin du XIe siècle, un chevalier lorrain aurait emporté la phalange d’un doigt de saint Nicolas qu’il offrit à l’église lorraine de Port. Devenue lieu de pèlerinage, la ville fut en même temps rebaptisée Saint-Nicolas-de-Port.
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D’illustres figures de l’histoire y défileront: Jeanne d’Arc et de nombreux rois de France vinrent chercher en ce lieu conseils ou réconfort. Napoléon aussi accomplit le fameux voyage jusqu’aux rives de la Meurthe. Il apparaît comme l’héritier de tout un ensemble de croyances populaires anciennes liées à saint Michel, Saint Gorgon et même Gargantua. Au Moyen Âge, sa popularité fut considérable.

Parmi les nombreuses légendes dont il est le héros, celle des “trois écoliers mis au saloir” est l’une des plus répandues.
Elle raconte qu’un riche marchand envoya ses trois fils faire un long voyage jusqu’à Myra, afin qu’ils reçoivent la bénédiction de son archevêque “Nicolas”.

En chemin, ils s’arrêtèrent pour passer la nuit dans une auberge. Tandis qu’ils dormaient, l’aubergiste se glissa dans leur chambre, les tua et vola leur argent et leurs biens, les découpa en morceaux et les mit dans un saloir. Mais Nicolas, par une sorte de clairvoyance, eut la vision de ce qui venait de se passer dans cette auberge. Il se leva, retrouva l’aubergiste et le confondit. L’aubergiste, terrifié, se jeta aux pieds de l’archevêque, implorant son pardon. Nicolas pria, et par son intercession Dieu ramena les trois enfants à la vie. Une autre légende rapporte qu’il jeta trois sacs d’or dans une maison, permettant ainsi à trois filles pauvres de se marier.

Autrefois, le jour de la Saint Nicolas, la coutume voulait qu’un jeune garçon soit intronisé évêque, pour la période allant du 6 au 28 décembre, jour des Saints Innocents. Abolie en Grande- Bretagne au XVe siècle, cette pratique fut réintroduite à l’époque moderne dans certaines régions du pays (notamment dans le comté d’Essex), où un enfant de choeur est autorisé à porter la cape, la mitre et les autres attributs de l’évêque.

 

Alain de Maisonneuve + Olivier Dinant 2001-2002-2003-2004 © www.myrdhin.com